LE SURPOIDSOU L’OBÉSITÉ DES HOMMES

SMART & LIGHT

Le surpoids ou l’obésité des hommes : l’homme en danger aussi

Les hommes non plus n’échappent pas au fléau du surpoids ou de l’obésité, et si leurs chiffres sont en moyenne, à peine en dessous de ceux des femmes, leur obésité existe belle et bien, mais on en parle moins, parce qu’ils en parlent moins, et qu’ils gèrent peut-être mieux cette maladie sur un plan psychologique que les femmes. Beaucoup d’hommes m’ont consultés depuis douze ans, avec autant de difficultés que celles des femmes, mais avec des préoccupations différentes, mais avec tout autant de stimulation à changer.

Ensemble nous avons trouvé les moyens qui leur étaient essentiels au démarrage de leur programme, et ils sont tous réussis sans exception à atteindre leurs objectifs. Les hommes sont en général plus conscients du danger auquel ils s’exposent avec le surpoids et l’obésité, et sont de très bons participants au programme Smart and Light, car ils ont beaucoup moins de nostalgie par rapport aux changements qui seront désormais leurs nouvelles habitudes. Je suis toujours émue de les voir renaitre et retrouver leur jeunesse et leur vitalité.

Néanmoins, l’homme en surpoids ou obèse est exposé aux mêmes risques que les femmes, sur le plan de la santé, si ce n’est qu’adulte, il risque de développer un cancer qui n’existe pas chez les femmes, et c’est logique, celui de la prostate.

L’inconfort physique est sans doute mieux vécu, puisqu’ils supportent mieux la surcharge pondérale, et leur image les dérange moins, parce que pour la plupart d’entre eux, ils assimilent leur volume, à leur force ou leur virilité masculine, et ont l’impression de mieux s’imposer.

En revanche, c’est sur un plan professionnel, que les hommes obèses rencontreront plus de difficultés, car il existe aujourd’hui une réelle discrimination à leur égard, surtout dans des professions ou l’image compte.

Mais dans une société où le critère de beauté et de désirabilité, est de toute façon, la ligne, les hommes gros, sont évidemment eux aussi hors-jeu. C’est à l’âge des premières rencontres, que le rejet amoureux sera le plus éloquent. Si le petit garçon trop gros, n’a pas su malgré les railleries des camarades, trouver le moyen de maigrir, il sera amené, lors d’échecs amoureux à avoir plus envie de réagir. Les pulsions d’ordre sexuelles, non assouvies, le rejet affectif et amoureux, sont de bonnes raisons pour se prendre en main.

Et si son charme suffisant n’a pas empêché l’ado obèse ou le jeune homme, de convoiter et d’avoir des relations normales, il ressentira dans le domaine professionnel, le spectre de plus en plus évident de la discrimination, qui sera un véritable obstacle à l’embauche.

De plus pour les employeurs, il est évident que l’obèse dénote dans sa personnalité, d’un manque de volonté, donc de compétence, de réactivité, d’autonomie et de professionnalisme. Son image de « gros essoufflé » n’est pas vendeuse pour la société.

L’obèse est également synonyme d’arrêt maladie plus fréquent et de perte de rentabilité pour l’entreprise.

Facteurs de risques au masculin :

Les facteurs de risque liés à l’obésité des hommes, sont absolument les mêmes que ceux des femmes, si ce n’est qu’en plus, il risquent de développer des cancers de la prostate, d’être infertile, et d’avoir des difficultés d’ordre sexuel, puisque leur organe sexuel peut se perdre dans la graisse pubienne et rendre l’acte sexuel compliqué, voir impossible.

Mais les hommes qui sont moins résistants que les femmes, à la douleur et à l’effort, ressentent en raison de leur surpoids, beaucoup plus symptômes de fatigue et d’inconfort.

Un plus grand essoufflement, des maux de têtes, des migraines, des douleurs lombaires et articulaires, des jambes lourdes, des vertiges, des rougeurs, énormément de transpiration, mais surtout une immense fatigue.

Les hommes sont aussi plus réfractaires que les femmes à se soigner, (car ils sont un peu peureux) et aggravent donc leur surcharge pondérale, par manque d’informations et de soins. Ils sont meilleurs candidats que les femmes à l’infarctus, car ils sont en général, fumeurs et buveurs. Du fait de la sédentarité croissante de nos modes de vie, les hommes ne pratiquent plus du tout de sport, ni d’activité physique, ce qui ne leur permet pas non plus de pouvoir dépenser les calories qu’ils accumulent.

Ils développent eux aussi comme les femmes, des troubles dépressifs du au surpoids, et ont encore plus de mal à en parler avec un psychiatre, car l’aspect consultation psychiatrique reste tabou pour bon nombre d’entre eux.

Pour le cancer de la prostate, l’obésité est un facteur aggravant.

La taille plus importante de la prostate chez les hommes obèses rend plus difficile le dépistage du cancer. Chez un homme obèse, les biopsies ne couvrent pas la totalité de la glande prostatique, ce qui rend le diagnostic plus difficile. Le cancer de la prostate se situe au deuxième rang des cancers les plus fréquents, après le cancer de la peau aux US, et selon la société américaine du cancer, 232 000 américains ont été diagnostiqués avec un cancer de la prostate et 30.000 en sont morts en 2005. Des études ont récemment prouvé que la consommation exagérée de produits laitiers était fautive. La recommandation est d’essayer de remplacer le lait de vache par le lait de soja, et de consommer de la sauce tomate, des tomates, du jus de tomate, et des fraises, qui contiennent de la lycopène et qui serait le seul nutriment susceptible de diminuer le risque de cancer de la prostate.

Le régime alimentaire et l’exercice réduisent de 30% le cancer de la prostate. Un régime à basse teneur en gras, à haute teneur en fibres, et la pratique régulière d’exercice peuvent réduire jusqu’à 30% la croissance des cellules du cancer de la prostate.

Messieurs, essayer donc de manger plus sain, même si vous mangez dehors ou sur votre lieu de travail. Oubliez vos sempiternels sandwichs ou pizzas, et optez pour du poisson, du poulet, de la viande, des légumes, des fruits. Mettez de côté le pain, et la bière, mettez de côté tout ce qui est gras et sucré, et essayer de faire un peu de sport.

Buvez de l’eau, et manger autant de fois qu’il vous plaira dans une journée, mais mangez des aliments sains.

La discrimination sociale et professionnelle

Les préjugés à l’égard des personnes obèses est une réalité partagée pour les hommes et les femmes dans notre société, mais néanmoins la discrimination professionnelle touche plus les hommes.

Les français ont conscience de cette discrimination à l’embauche puisque 74% d’entres eux considèrent qu’un candidat obèse n’a pas les mêmes chances qu’un autre d’être embauché à compétences égales.

Les hommes obèses sont également discriminés pour accéder à des emplois en contact avec la clientèle.

Les candidats obèses ont en moyenne 2 fois moins de chances de décrocher un entretien d’embauche, et un obèse reçoit 3 fois moins de réponses positives pour un poste de commercial … et 24 % de réponses positives en moins pour un poste de télévendeur ! Une discrimination est prévue par la loi, car les recruteurs n’ont pas tous conscience de discriminer en choisissant des candidats en fonction de la photo et du poids supposé. Or, l’apparence physique est bien un critère de sélection qui est discriminatoire au même titre que l’appartenance à une ethnie, le sexe ou l’appartenance religieuse. Qu’il s’agisse d’un poste de commercial ou de télévendeur la discrimination en raison du physique est tout aussi illégale.

La discrimination dans l’accès à l’emploi dont sont victimes les personnes obèses frappe particulièrement les catégories sociales défavorisées. Dans les pays occidentaux comme en France ces liens sont bien connus. Par conséquent, la discrimination au moment du recrutement atteint de manière évidente des candidats qui rencontrent déjà des difficultés d’accès à l’emploi en raison de leur sexe, de leur origine géographique, de leur couleur de peau, du quartier défavorisé où ils résident et de leur capital scolaire.

Chez les hommes, l’obésité provoque en un premier temps l’échec scolaire et l’exclusion de beaucoup de jeunes garçons, et elle est ensuite aggravée par les discriminations directes et indirectes à divers stades de leur vie, de manière très injuste mais pratiquement inévitable. Je dirai que cette injustice-là, faite aux hommes, est du même ordre que celle faite aux femmes, sur le plan du « modèle » féminin revendiquée par la société, et qui défavorise grand nombre d’entre elles sur le marché de la « désirabilité ». A chacun son fardeau, ou son lot de misère.

L’émergence des complexes masculins.

Il fut un temps ou l’homme gros rassurant, et bon vivant, était fortement apprécié de la gente féminine, et loin de lui l’idée d’en être complexé. On aimait soi le bon gros, gentil, drôle et convivial, et l’on respectait le gros autoritaire, solide et impressionnant, qui représentait en général, le pouvoir ou l’argent.

Mais les temps sont révolus, et gros gentil ou pas, n’est plus au goût du jour.

L’homme gros a perdu son crédit, son « sex appeal », et sa virilité.

Le gros nounours, moelleux et réconfortant va devoir se prendre en main, s’il veut pouvoir plaire. Le gros monsieur sévère et bougon, quant à lui, pourra aller taper du poing ailleurs.

L’homme gros dans son volume, semble plus vieux, moins dynamique, moins responsable, moins viril, moins « in » et les femmes d’aujourd’hui ne recherche pas à s’attirer un compagnon fardeau, qui de surcroît ne fait pas bonne figure.

Ce qui est donc nouveau dans cette obésité masculine, c’est l’émergence du complexe masculin.

Trop gros= pas sexy, pas de vêtements, pas de petite amie, pas de vie sociale, pas de confiance en soi, pas de respect des autres, pas de crédibilité, pas d’embauche, pas de travail, pas d’argent, pas de vacances, pas de loisirs, pas de crédit bancaire, pas d’assurance vie, pas de place dans les transports en commun…

Tout ce dont un homme a besoin pour exister.

Et c’est pour eux si dur de devoir se confier et d’en parler. Si dur aussi car il n’existe pratiquement aucune association d’hommes obèses, et que rien ne leur est spontanément proposé qui soit adapté à leurs problèmes.

Sachez messieurs, que je compatis à ce sentiment de solitude qui doit être le vôtre, car lorsque j’étais jeune obèse en France, il y a de cela bien longtemps, je faisais partie des cas isolés, et j’ai vécu cette obésité de manière bien solitaire.

Mais sachez aussi, que les règles sont les mêmes pour les femmes obèses, et que vous êtes en parfaite mesure de conjurer le sort.

Une lecture que je recommande vivement à ces messieurs, est le livre d’Anthony Robbins, qui est l’un des plus grands coachs de notre génération : »le géant qui est en vous ».

Sachez qu’Anthony Robbins était obèse, mal dans sa peau, et très perdu, avant sa prise de conscience, qui l’a conduit à être aujourd’hui, non seulement un « playboy », mais un orateur extraordinaire, et le plus grand guérisseur de tous les temps.

Messieurs, donnez-vous les moyens de changer, de modifier le cours des choses.

Vous en êtes à la hauteur, et nous avons besoin de vous.