BIEN-ÊTRE& SANTÉ

SPÉCIALISTES SURPOIDS & OBÉSITÉ

Sophie Reverdi 80 kilos en 18 mois

Je m’appelle Sophie Reverdi, j’ai 49 ans, et je suis une ancienne obèse. J’ai commencé à grossir vers l’âge de cinq ans, et suis devenue obèse…À cette époque, en France, l’obésité était une maladie peu courante, et je me suis sentie très seule et très honteuse de mon état. J’ai passé toutes les vacances de mon enfance dans des centres de cure spécialisés, comme Vichy ou Brides-les-Bains. Je me suis faite hospitaliser dans divers établissements parisiens, et j’ai également passé de longs séjours dans les Summer Camps de Weight Watchers aux Etats-Unis… À chaque fois, dans des conditions de souffrance, de privation, de réclusion, obligée de pratiquer des sports éreintants, sans tenir compte du fait que mon coeur était déjà mis à dure épreuve, en raison de ma surcharge pondérale. Obligée de me délecter d’une feuille de salade citronnée, de 50 grammes de viande sans goût, et de deux bâtons de céleri, et ce, deux fois par jour, sans espoir d’en voir plus. Malgré ces sacrifices, je n’ai obtenu aucun résultat significatif, sans pour autant, regagner la moindre estime de moi-même, et à l’âge de 20 ans, je pesais 128 kilos. Le Docteur Albert-François Creff, le « père de la nutrition » en France, alarmé par mon poids, m’a alors parlé d’une nouvelle opération pratiquée aux États-Unis, par le Docteur Edward Mason, concepteur de cette opération, la gastro-plastie. J’ai dû lutter quelques mois contre ma famille, qui ne voulait pas en entendre parler, et j’ai enfin pu me rendre à Iowa City, pour me faire opérer. À la suite de cette opération, j’ai perdu 70 kilos, en un an et demi. Dix ans plus tard, enceinte de jumeaux, j’ai repris 40 kilos, que j’ai mis cinq longues années à perdre, essayant divers types de régimes, sans le moindre succès, malgré l’anneau de la gastro-plastie, et ceci, jusqu’à la découverte du programme alimentaire du Docteur Albert Chocron.

J’ai toujours eu envie de partager mon expérience avec ceux qui souffraient d’obésité, mais aussi de les aider à trouver des solutions adaptées à chacune de leurs personnalités. La gastro-plastie est une solution, mais elle ne peut en aucun cas être recommandée à tous les obèses. J’ai dû, il y a 29 ans déjà, convaincre et argumenter avec Edward Mason, que j’étais une candidate idéale. Il n’en était pas convaincu, et je lui ai prouvé par la suite, que j’avais raison. Mais l’anneau, qui était installé dans mon corps depuis 15 ans, ne m’avait pas empêchée, enceinte, de prendre 40 kilos et ne m’avait pas ensuite aidée à les perdre. Aujourd’hui, les gastro-plasties sont pratiquées à la chaîne, sans qu’il n’y ait aucune recherche préalable d’adéquation entre les caractéristiques psychiques des patients et les bienfaits éventuels de la chirurgie. D’ailleurs, le pourcentage de réussites, reste faible. Je me suis spécialisée en « gestion hospitalière » dans une grande école suisse, afin de pouvoir me rapprocher du corps médical, et pouvoir ainsi réaliser mon ambition : accompagner les gens dans la lutte contre les kilos de trop. J’ai travaillé ensuite à l’Hôpital Américain de Paris, au service Diététique, et j’ai compris, que la solution se trouvait dans l’équilibre nutritionnel et surtout dans la compréhension du processus métabolique de l’alimentation. C’est à partir de ce moment-là, que l’idée de Smart and Light est née : réussir à faire comprendre aux personnes en surpoids, comment fonctionnaient leur corps, quelle était exactement leur maladie ; mais aussi leur dire que l’on pouvait se faire plaisir en mangeant, sans restriction, sans avoir faim, des dizaines d’aliments délicieux et sains, et sans contraintes physiques démesurées. Surtout trouver le moyen de leur faire regagner confiance en soi, de leur faire retrouver leur dignité, de leur prouver qu’ils trouveront en eux la force de réussir à fournir un effort pendant une période déterminée.